Digital artist – Hors-série N°8 Spécial Manga

Il y a quelques mois, on m’a contacté pour participer à un dossier généraliste consacré au manga. Malgré un emploi du temps très chargé, j’ai accepté. D’une part, parce que ça m’a donné l’occasion de retravailler avec mes anciens petits camarades du Virus Manga (Sébastien, Meko et Matthieu), et d’autre part parce que j’ai été très frustré par les articles publiés dans la presse nationale à l’occasion du Salon du livre. Voilà plus de 20 ans qu’on a du manga en France, et on nous ressert encore et toujours les mêmes sujets sur les origines du manga, Hokusai et Tezuka, Dorothée et Goldorak… Bla bla bla bla… Et pendant ce temps, des blogueurs amateurs recomposent l’histoire du manga en France en dénichant des perles oubliées, mettant une belle gifle (de plus) à l’ensemble de la profession.

J’ai donc voulu proposer des articles originaux et inédits, sans vraiment savoir pour quel support il s’agissait. Après quelques propositions et une présentation claire du commanditaire, les sujets se sont imposés à moi.

Sorti le 26 juin dernier, le HS n°8 de Digital Artist consacré au manga, est disponible au prix de 14,90 euros pour 148 pages.

Il contient 4 articles signés de ma plume :
« Quand la France obtient la primeur des nouveautés japonaises » (p13)
« Dix ans de mangas numériques » (p22 – lisible totalement en ligne sur le site de l’éditeur)
« Les éditeurs peuvent-ils encore surprendre les lecteurs ? » (p24)
« Petites histoires pour appréhender la grande » (p28)

N’hésitez pas à réagir dans les commentaires (de préférence après avoir lu les articles en question).

Quoi de neuf, Yoshitoshi ABe ?

Pour répondre à la question posée dans un commentaire hier, que devient Yoshitoshi ABe, connu jadis pour son travail sur les animés Lain, NieA_7, Ailes grises et Texhnolyze ?

Eh bien, déjà, il a été publié au Japon pas plus tard qu’hier, 15 juin, avec le roman horrifique (+DVD) Phenomeno, écrit par Ninomae Hajime, pour lequel il a signé plusieurs illustrations dont la couverture (et cette image). En 2010, l’indispensable mensuel nippon Eureka lui avait consacré en grande partie un numéro, tandis que le mangaka proposait plusieurs de ses créations, amatrices et professionnelles, déjà publiées ou inédites, au format numérique où il figure parmi les pionniers. Mais depuis 2009, il se consacre surtout à un manga en ligne, Ryushika Ryushika, adapté d’un de ses dôjinshi, pour le site web Gangan Online (Square-Enix), dont on peut lire le 1er épisode ainsi qu’un nouveau chapitre tous les mois ici. Le manga est réalisé entièrement en couleurs et quatre tomes d’une petite centaines de pages de ce Yotsuba-like sont déjà disponibles en librairies au Japon. Le 33e chapitre devrait être publié en ligne d’ici la fin du mois. Des vidéos de son travail sur les nêmus (storyboards) sont également disponibles sur Youtube (comme pour le chapitre 31).

Concernant Despera, projet auquel était même consacré un blog officiel, un roman album est sorti au Japon en avril 2011 (quelques visuels sont dispos sur Amazon). Si j’en crois Wikipedia, la publication a eu lieu dans le magazine Animage et s’est étalée sur 12 mois entre 2009 et 2010, complétée par trois chapitres sur le site officiel.

Et pour le reste de l’actualité du mangaka, je recommande bien évidemment son blog rempli de jolies photos.

En France, c’est dans la série d’anthologies Robot, disponible aux éditions Glénat, que l’on peut lire une partie de son travail le plus récent puisque, sauf erreur de ma part (je ne les ai pas lus), il a participé aux 10 numéros.

Mode et Manga

La marque de vêtements CECIL McBEE®, qui fête ses 25 ans cette année au Japon, s’associe le temps de 4 numéros au magazine shôjo Margaret (Switch girl!!, Lily la menteuse, Mei’s Butler, Mademoiselle se marie…) entre les numéros 13 et 16 de ce bimensuel de Shûeisha.

Plusieurs numéros proposeront un livret bonus dans lequel les lectrices découvriront des métiers liés à la marque sous forme de manga. Dans le premier (en vente le 5 juin), c’est la responsable presse de CECIL McBEE®, Asuka Nakamichi, et ses petits secrets qui sont à l’honneur. Dans le n°15 (en vente le 5 juillet), ce seront deux vendeurs de la boutique située dans Shibuya 109, dont le blogueur Yasuki Ogawa.

D’autres projets sont prévus comme cette série courte en trois épisodes intitulée Look ~ Cecil McBee no koi no majô, dessinée par Kana Anemori, dont le titre me fait instinctivement penser à Princess Ai paru jadis chez Soleil. Elle commencera dans le numéro de la semaine prochaine (n°14, en vente le 20/06) et devrait faire la couverture du magazine.

© Kana Anemori / Shûeisha Inc. 2012

Il y aura, enfin, des cadeaux originaux comme une mini-serviette, un sous-main (shitajiki) et un partenariat avec la série Mairunovich, sorte de Switch girl!!-like en moins drôle signé Zakuri Satô.

Sources : MargaretCECIL McBEE® et le blog de Yuka Katayose.

Et pendant ce temps-là, Comic Natalie nous parle des shorts Initial D, des t-shirts exclusifs dessinés par Yoshitoshi ABe (Serial Experiments Lain), des t-shirts Roi Léo , des sacs Mokuyôbi no furutto (une histoire de chachats inédite en France) ou encore des parapluies One Piece.

Waza no tabibito de Shun Matsuena (Jp)

*** Semaine Spéciale Shûkan Shônen Sunday ***

© Shun Matsuena / Shôgakukan Inc. 2011

Après trois billets plutôt copieux, un peu de légèreté en vidéo. En novembre dernier, j’avais évoqué dans l’Animeland n°176 l’OAV et le manga de Shun Matsuena (Ken-ichi le disciple ultime, en VF chez Kurokawa) : Waza no tabibito. Faute de place, je n’avais pu donner les liens vers les vidéos officielles. Je me rattrape aujourd’hui. Club Sunday a donc mis en place une page spéciale sur son site pour cette œuvre originale. Avec un fond d’écran et l’OAV disponible en streaming (en VO).

Partie 1

Partie 2

Si les vidéos ne s’affichent pas (ou plus) ci-dessus, vous pouvez vous rendre sur la page Youtube de Club Sunday par là. Un partenariat avec également été mis en place avec le site d’information Comic Natalie qui a proposé lui aussi une page spéciale avec les vidéos et une interview de l’auteur (en japonais).

Je vous renvoie également au site officiel de Waza no tabibito (puisqu’il y en a un !), où vous trouverez plein de bonus sympas (illustrations, yonkoma…) encore mis à jour. Et il y a même un blog !

De son côté, le manga est disponible en import seul ou avec l’OAV, des bonus et un CD. Vous pouvez également découvrir un extrait du début du manga de Waza no tabibito ici. J’avoue que personnellement, je ne suis pas très réceptif à la 3D CGI. La version papier, en revanche, m’attire déjà plus. Peut-être aurons-nous droit à une version française un jour ?