L’offensive Shônen Sunday : deux ans après (1)

*** Semaine Spéciale Shûkan Shônen Sunday ***

En mai 2010, j’avais écris pour l’Animeland n°161 un article intitulé « L’offensive du Shônen Sunday » qui visait, d’une part, à évoquer les différentes initiatives audacieuses de ce magazine au Japon (et peu médiatisé en France), et, d’autre part, à amener l’idée que l’hebdomadaire de Shôgakukan allait être le nouveau vivier à licences des éditeurs francophones. Un article qui a nécessité beaucoup de préparation en amont et énormément de réajustements avant sa publication (j’ai compté plus d’une dizaine de versions différentes).

En guise de conclusion, j’affirmais ceci : « le renouvellement shônen de 2010-2011 en France passera forcément par le Sunday ». Près de deux ans plus tard, où en est-on ?

Note : Ci-dessous, les données communiquées à côté de l’éditeur Français concernent le Japon et se fondent sur les publications au 16 mars 2012, date de sorties des prochaines nouveautés issues de ce magazine.

Déjà en cours en français à l’époque de l’article :

Cross Game (Tonkam) – 2005 – 2010 / 17 tomes
Darren Shan (Pika) – 2006 – 2009 / 12 tomes
Détective Conan (Kana) – Depuis 1994 / 74 tomes
H2 (Tonkam) – 1992 – 2000 / 34 tomes
Hyde & Closer (Delcourt) – 2007 – 2009 / 7 tomes
Inu Yasha (Kana) – 1996 – 2009 / 56 tomes
Kekkaishi (Pika) – 2003 – 2011 / 35 tomes
Ken-ichi, le disciple ultime (Kurokawa) – Depuis 2002 / 46 tomes
Le Prince des ténèbres (Kurokawa) – 2007 – 2009 / 10 tomes
Tie Break (Soleil Manga) – 2005 – 2007 / 8 tomes
Zatchbell ! (Kana) – 2001 – 2007 / 33 tomes

Annoncés entre la 1ere validation de mon texte et sa publication :

Pour Septembre 2010 :
Arata (Kurokawa) – Depuis 2008 / 14 tomes
Hayate The Combat Butler (Kana) – Depuis 2004 / 31 tomes
Rinne (Kazé Manga) – Depuis 2009 / 11 tomes

Puis s’enchainent :

Novembre 2010 :
Marine Hunter (Pika) – 2007 – 2008 / 5 tomes
Moonlight Act (Kazé Manga) – Depuis 2008 / 17 tomes

Janvier 2011 :
MIXIM ☆ 11 (Glénat) – 2008 – 2011 / 12 tomes

Mars 2011 :
Que sa volonté soit faite (Kana) – Depuis 2008 / 16 tomes

Mai 2011 :
Kongoh Banchô (Kana) – 2007 – 2010 / 12 tomes

Juillet 2011 :
Magi (Kurokawa) – Depuis 2009 / 12 tomes

2011 a également vu le retour de Fragment chez Delcourt pour la publication du tome 7 (plus que deux avant la fin, dont le 8 en avril prochain).

Mars 2012 :
Kaitaishinsho Zéro (Panini) – 2010 – 2012 / 8 tomes
(Publiée dans le Shônen Sunday entre les n°14/2010 et 21/2011, la série s’est achevée en ligne sur le site de Club Sunday.)
Undead (Delcourt) – 2009 – 2010 / 4 tomes
(Après un pilote dans le Shônen Sunday, la série a débuté dans le mensuel Shônen Sunday Super, avant de se finir gratuitement en ligne sur le site de Club Sunday.)
Zettai Karen Children (Kana) – Depuis 2004 / 29 tomes

Août 2012 :
Defense Devil (Pika) – 2009 – 2011 / 10 tomes

En tout, sur 24 séries publiées régulièrement dans l’hebdomadaire actuellement, 9 sont traduites en français, soit toutes celles débutées avant 2010 (à l’exception de Hajimete no aku encore inédit chez nous). A titre de comparaison, nous avons 11 séries du concurrent Shônen Jump (sur 22 en cours), là aussi, uniquement commencées avant 2010.

Au final, si une dizaine de séries shônen débutées en France récemment viennent effectivement du Shônen Sunday et que ce chiffre dépasse allègrement ce qu’on avait eu jusqu’à maintenant, j’avoue que je m’attendais à un résultat un peu plus élevé à l’époque.

* * *

L’info en + : Chiyo Kenmotsu (Kaitaishinsho Zéro) s’est mariée le 13/07/2011 à un autre auteur du Shônen Sunday, Mitsuhisa Tamura (Pocket Monster – RéBURST), qui avait été son assistant. Détail amusant, la date qu’ils ont choisi se situe exactement à 4 jours d’intervalle entre leurs anniversaires respectifs (le 9 pour madame, et le 17 pour monsieur).

Un club de bentô pour garçons

Alors que les éditions Pika viennent de sortir le premier tome du manga Un amour de bentô, je découvre au cours de mes pérégrinations éditoriales l’existence d’une série de romans illustrés intitulés Danshi bentô-bu (Un club de bentô pour garçons), l’histoire de trois adolescents qui décident d’ouvrir un club dans lequel on apprend à faire des paniers repas.  Les livres de 150 pages environs sont édités par Poplar depuis 2010 et vendus au prix unitaire de 1 050 yens. Les textes sont de Mihoko Inoue et les dessins de Satoru Higashino. Elles avaient déjà collaboré toutes les deux ensemble en 2008 sur Gakushûjuku green door et ne semblent pas avoir travaillé pour d’autres éditeurs.  Quant à Satoru Higashino, elle avait déjà illustré trois romans sur le thème des râmens (Zeppi râmen majintei) en 2006-2007 d’après des textes de Shigeru Takara. Voici la liste des tomes de Danshi bentô-bu parus à ce jour :

Orerano yûjô tenko mori bentô

08/2010

Bentô battle ! Yasai de shôbu da !!

03/2011

Orerano hatsukoi !? Roll-sand bentô !!

08/2011

Ce billet était écrit depuis un bout de temps, du coup, je profite de la sortie aujourd’hui même du 4e opus de la série au Japon pour le mettre en ligne !

Orerano hoshizora omosubi dai sakusen !!

02/2012

Le premier mardi, c’est permis ! (1) (+ 18 ans)

Ce qui est intéressant, avec Internet, c’est qu’on peut avoir accès, à peu près n’importe quand, à l’avis d’à peu près n’importe qui sur n’importe quoi. Parfois, les gens brassent de l’air, se regardent le nombril ou déversent simplement leur bile. Et au milieu apparaissent des avis éclairés et quelques bonnes idées. Ainsi ai-je découvert il y a quelques mois sur la blogosphère « lectrices » une initiative originale, sinon rigolote, celle de Stéphie et ses lectures inavouables du premier mardi du mois.

Une initiative qui fait des émules sur la blogosphère depuis l’été dernier et qui donne des textes parfois amusants (voir les deux chroniques vraiment jubilatoires sur L’amant éternel de Cécile et Heclea, par exemple). J’ai donc décidé de me prêter au jeu à mon tour, même si, pris par le temps, cette première chronique sera très classique sur la forme.

* * *

Fin novembre, j’ai été contacté par l’un des journalistes qui a travaillé sur le documentaire Sex in the comics, diffusé sur Arte fin janvier. N’étant pas spécialiste du manga érotique, j’ai entrepris de faire des recherches sur le web pour tenter de répondre à ses questions afin de l’aider du mieux possible. Je me suis alors rapidement trouvé plongé dans les méandres des fanzines (dôjinshi) mangas pornos. Un lieu aussi tentaculaire que des personnages d’Urotsukidôji, où l’on a vite fait de se perdre si on n’y prend pas garde. Il y a alors plein de choses à lire et à voir, du très bon, comme du très médiocre, du très sexy, comme du très… euh… beurk ? On n’imagine pas – quand on a une âme pure et innocente comme la mienne – tout ce que l’industrie amateure peut produire comme parodies cochonnes sur les séries à succès. Sachant que deux sous-genres principaux s’affrontent, les femmes avec des seins deux fois plus gros que la tête et les petites filles, la sélection en fonction des goûts s’affine très vite. En gros. Pour caricaturer. Par curiosité un peu malsaine, j’ai quand même jeté un œil à quelques dôjinshi de One Piece, LE carton manga actuel dans le monde. Voici le Top 3 de ceux qui m’ont marqué :

Number three !

Nippon Practice 2

© Niku Ringo (Beef & Apple) 2008

Nami et Nico sont sur un bateau, des pirates leur tombe sur le dos, gare à leurs roploplos ! Alors celui-là, il est juste écœurant. Le style graphique est totalement maitrisé, tant au niveau technique que dans la réappropriation des personnages d’Eiichirô Oda, là, rien à redire ! Mais je suis intimement persuadé que tout est fait pour rendre les scène de sexe le moins érotique possible. Et je ne sais pas ce qui est le pire, les narines ramenées en arrière façon groin de cochon ou bien les paquets de persil sous les bras ? La preuve en image !

Alors ? Toujours sexy, Nico Robin ?

Le dôjinshi fait 42 pages, dont une vingtaine pour le récit principal. Le reste est composé d’illustrations et de notes diverses.

Number Two !

Melon Hancock san

© Fuyuki Inaba 2009

Parodie de la rencontre entre Luffy et Boa Hancock (tome 53), cette histoire de 26 pages est assez rigolote (au moins au début et à la fin) et raccroche bien au récit original. Graphiquement, l’esprit d’Oda est respecté même si le trait du ou des dessinateurs peut davantage se perfectionner. La scène de sexe, en revanche, est longue et pas des plus excitantes. Loin s’en faut.

Number One !

Shiawase PUNCH ! 3

© YU-RI (cercle Kurione-sha) 2002

Nous sommes au début de la série. Moment de calme. Sanji prépare la popote pour Luffy, Zorro, Pipo et Nami, qu’il s’apprête à emballer par la même occasion grâce à ses talents culinaires. Et alors… Et alors… Et, et, Zorro est arrivéééé…  Sans s’presser. Le grand Zorro, le beau Zorro. Sans son ch’val ni son grand chapeau, mais avec son gros miko. Kof kof kof ! Sanji s’est fait griller la politesse par Zorro et Nami passe à la casserole ! (Voilà pourquoi les hommes ne font pas la vaisselle, d’habitude !) J’aime tout dans cette petite histoire de 40 pages : les dessins un peu 90’s, la mise en page, l’humour, le sexe consentant et consenti, l’érotisme léger, l’importance du plaisir de la fille, et même le semblant de trame. Si l’occasion se présente, je jetterai peut-être un œil aux 5 autres épisodes…

* * *

L’info en + : En mettant ce billet au propre, je suis tombé sur un autre dôjinshi basé sur le personnage de Boa Hancock, Ebi hime jûrin. Apparemment, il date de fin 2011 et aurait été produit pour le 81e Comiket. Force est de reconnaître que d’un point de vue technique, ce récit de 26 pages se place clairement dans le haut du panier, voire au-dessus des autres. Dommage qu’il mette en scène un viol collectif.

© Pico 2011

Le manga pour enfants (2)

En faisant des recherches sur les auteurs français publiés au Japon dans le cadre de mon article sur le manga pour enfants (plus que quelques jours pour le trouver encore dans le commerce), j’ai découvert le travail de monsieur André Dahan via le catalogue de l’éditeur Kôdansha. Après un tour sur son site et une visite détaillée de son CV, je me suis rendu compte que ce monsieur était publié depuis de longues années au Japon. J’ai donc cherché à le contacter pour lui poser quelques questions sur cette partie de sa carrière et il a très gentiment accepté de me répondre. Malheureusement, je n’ai pas pu exploiter ses réponses dans mon texte. Avec l’accord de M. Dahan, que je remercie chaleureusement de m’avoir donné un peu de son précieux temps, voici une partie de l’interview qu’il m’avait accordé par mail en octobre dernier (je ne désespère pas d’utiliser le reste dans un futur article).

Comment et pourquoi avez-vous voulu devenir auteur pour enfants ?

Au départ, je suis un artiste peintre mais en même temps illustrateur de presse (Le Point, L’Express, Elle, Lui et d’autres) et de publicité. À cette époque, je travaillais beaucoup pour Bayard Presse jeunesse comme Okapi, J’aime lire, Astrapi et d’autres. C’est par ce biais que je suis devenu illustrateur pour enfants et que j’ai commencé à  avoir des idées des livres personnels.
Mon premier livre Mon amie la lune a été publié en 1987 chez Gallimard et chez d’autres éditeurs étrangers en même temps. Il a rencontré un vif succès,  alors qu’il semblait bien différent de ce qui était présenté sur le marché de l’époque. Avec ce livre, j’ai introduit la peinture à l’huile dans le livre pour enfants. C’est d’ailleurs le livre préféré des Japonais (parmi mes autres livres). Mes lectrices Japonaises pleuraient à mon exposition ce qui était extrêmement touchant.

© André Dahan / Gallimard Jeunesse

Votre première exposition artistique a eu lieu au milieu des années 80 à Tôkyô. Était-ce un choix ?

Avant d’exposer à Tôkyô, j’ai fait pas mal d’expositions en France, aussi bien des peintures que d’illustrations.
La première exposition au Japon, en 1987,  était une exposition de groupe : des œuvres d’artistes exposant à la Foire du livre de Bologne en association avec le Musée Itabashi.
Par la suite, j’exposais au Japon presque chaque année et la plus importante, réunissant à peu près 300 œuvres (illustrations de livres, de presse, petites peintures), a eu lieu en 2005 à l’Eki Museum à Kyôto (également exposée dans d’autres lieux à travers le Japon) et organisée par M. Minoru Shibuya en association avec mon éditeur principal Kôdansha. J’en garde un souvenir inoubliable ! Ma dernière exposition date du 2008 à Odaiba avec Fuji TV.

Qu’est-ce qui vous a plu dans ce pays pour que vous y refassiez tant d’expositions ?

Je ne fais pas de démarches particulières pour exposer là-bas, je suis toujours sollicité pour les faire. Mais mon plaisir est immense à chaque fois. Les Japonais sont des personnes d’une ouverture exceptionnelle, curieux de découvrir d’autres horizons et cultures, d’une gentillesse exemplaire. Je dirai que ma sensibilité et la leur se rejoignent. L’enthousiasme qu’ils expriment envers mes créations est pour moi presque surprenant mais  très réconfortant et agréable.

Quels souvenirs gardez-vous de vos passages là-bas ?

J’y suis allé trois fois et j’en revenais toujours sur un petit nuage. J‘ai eu la possibilité de rencontrer mes lecteurs, qui m’attendaient à chaque fois les bras ouverts, si je pouvais m’exprimer de la sorte, et j’ai été surpris de découvrir combien mes livres étaient populaires. C’est une récompense énorme pour un auteur : recevoir l’expression directe de l’appréciation de ses lecteurs, presque des fans.

Boku no tomodachi otsuki-sama © André Dahan / Kôdansha
L’édition nipponne de Mon amie la lune

Vos livres se vendent-ils tous de la même façon partout ou y en a-t-il qui se vendent plus à l’étranger qu’en France ?

Curieusement, certains livres plaisent plus dans certains pays que dans d’autres : Mon amie la Lune pour le Japon et l’Europe, Le chat et le poisson pour les USA. Je constate que les Taiwanais et les Chinois (qui s’ouvrent au marché du livre pour enfants et en plus venant de l’étranger) suivent le Japon et que les Coréens ont une préférence pour les livres haut en couleur.
Actuellement, j’ai l’impression – est-ce l’effet de la crise ? -, que l’édition française prend un virage plus commercial, les livres deviennent presque un gadget. Ce qui est étonnant, c’est que les éditeurs prestigieux s’engagent dans cette voie également. Ce n’est pas encore le cas au Japon, mais j’ai le sentiment qu’ils y pensent aussi. J’espère que mon éditeur préféré, Kôdansha, gardera sa ligne éditoriale.

* * *

L’info en + : Pour les japonisants, voici une petite interview de 2010 en deux parties (1 & 2), avec une photo de l’artiste. Du reste, M. Dahan travaille actuellement sur la création d’un nouveau personnage, un cœur dénommé Sweatheart.

Voir aussi : Le manga pour enfants (1)

Tarô Minamoto à Angoulême [Màj du 02/02]

Une fois n’est pas coutume, je poste un second billet dans la même journée ! Comme vous le savez tous, le festival d’Angoulême débute demain. Comme vous le savez tous, Atsushi Kaneko (Soil, Bambi) et Stan Sakai (Usagi Yôjimbô) seront de la partie. Mais un autre auteur important fait le déplacement pour l’occasion, et il est bien dommage qu’il ne bénéficie pas d’une plus grande attention…

En regardant le programme un peu par hasard (puisque je ne serais pas sur place, c’était plus par curiosité que par nécessité), une conférence a attiré mon attention, celle de vendredi 27 à 11h30 intitulée « Quels liens entre Manga, jeux vidéo, animation et art ? » avec la participation du Japan Media Arts Festival représenté par M. Tarô Minamoto.

Il est important de rappeler que depuis 15 ans, le Japan Media Arts Festival est organisé par l’Agence des Affaires Culturelles Japonaise (rattachée au Ministère de l’Éducation) et récompense des œuvres artistiques dans quatre catégories : Art, Entertainment, Animation et Manga (et parfois un Prix Spécial). Tous les ans au mois de décembre sont ainsi attribués un Grand Prix, plusieurs Prix d’Excellence, un Prix d’Encouragement tandis que le jury recommande d’autres œuvres dignes d’intérêt dans chaque catégorie.
Depuis quelques années, je proposais les résultats relatifs au manga dans mes news d’Animeland (n° 119, 129, 139, 149, 159, 170…). Parmi les Grand Prix passés, citons : Vagabond (Tonkam), Le pays des cerisiers (Kana) – de Fumiyo Kôno qui sera en France début mars au Centre Pompidou -, Journal d’une disparition (Kana), Spirit of the sun (Tonkam), Vinland Saga (Kurokawa)…

Monsieur Minamoto, quant à lui, est assez touche-à-tout, même s’il officie principalement comme mangaka et critique de manga. Ce natif de Kyôto a fait ses débuts en 1967, à l’âge de 20 ans, dans un numéro spécial du Bessatsu Ribon (un magazine pour filles) avec Aniki kampai, après avoir étudié les beaux-arts. Au cours de sa prolifique carrière, durant laquelle il adapta certains textes célèbres (Cyrano de Bergerac, Hamlet, Monte Cristo, Les Misérables), il s’illustra principalement dans le gag manga. Ce qui est relativement raccord avec la thématique de l’exposition d’Angoulême cette année : Manga, les sens de l’humour.

Mais c’est en tant que critique que j’ai à ce jour le plus apprécié son travail avec sa participation à un recueil de nouvelles paru en 2008 pour les 45 ans de carrière de Takumi Nagayasu (Mother Sarah), dont il est grand fan (voir AL n°146) ; et les textes qu’il a rédigés dans deux livres consacrés à Osamu Tezuka et publiés peu de temps avant (voir AL n°145 et Manga – 10 000 images 2 pages 102-103).

Tarô Minamoto a également remporté un Prix Spécial lors de la 8e édition du Prix Culturel Osamu Tezuka (2004) pour avoir développé un nouveau style de BD historique et pour sa contribution à la culture du manga, ainsi qu’un Prix d’Excellence lors du 14e Japan Media Arts Festival (2010), justement, avec Fûunjitachi Bakumatsuhen.

Alors si vous avez l’occasion de croiser ce grand monsieur, n’hésitez pas à aller lui accorder toute l’attention qu’il mérite (de mon côté, je regrette désormais de ne pas être sur place !). N’hésitez pas non plus à vous intéresser aux auteurs Taïwanais présents en nombre et forts talentueux, si j’en crois les planches disponibles sur le blog officiel (avec des BD traduites en lecture gratuite et légale !).

Un résumé des activités intéressantes est à lire ici ou en version détaillée sur le site officiel de Mangoulême.

[EDIT du 02/02/2012 : Yves Schlirf (Kana) a rencontré le mangaka à Angoulême et il a même reçu une dédicace de celui-ci.]