Bye bye, my brother : la revue de presse [Up du 11/05]

Vu le nombre de chroniques disponibles à droite, à gauche, je préfère faire un billet à part que d’en réactualiser un précédent au risque de le rendre indigeste. Et je me réjouis que pour l’instant cette œuvre fasse l’unanimité. En comptant les simples notes et les avis détaillés, nous atteignons désormais plus d’une centaine d’avis sur l’œuvre de monsieur Yanagawa.

Début janvier :
Animeland, BD Fugue, BDthèque, Bodoï, CoinBD, Ligne Claire et Shoshosein. Je met la chronique d’Actualitté à part car, si elle est tout aussi positive, je trouve – mais ça n’engage que moi – qu’elle dévoile beaucoup trop l’histoire et qu’on frôle parfois le spoil. Et si vous en voyez d’autres ou que vous voulez donner votre avis, les commentaires vous sont ouverts ! Je mettrais la liste à jour au fur et à mesure.

Ajouts du 08/01 :
Le Litout l’a lu, la chronique d’Ivan Isaak et sur Krinein.

Ajouts du 11/01 :
Chez Mackie le newbie, sur le blog BD de MadmoiZelle, sur Mangachat, sur Manga News (qui a non seulement eu la gentillesse de le laisser seul 24h en tête des dernières chroniques, mais qui en plus en a fait son Coup de cœur nouveauté de la semaine !), sur Télé Nantes (minutes 14 à 17 de la vidéo) et sur un forum de JV.

Ajouts du 12/01 :
Au Librius (je viens de comprendre le jeu de mots !) sur Facebook, sur MangAvis et sur Manga Sanctuary avec une chronique de Charlie One (staff) et un avis de Oto7 (membre) + de très bonnes notes !

Ajouts du 20/01 :
Globalement le titre plaît toujours, avec encore une série de coup de cœurs, mais on retrouve un peu plus de réserves sur certains points de l’œuvre qui se défendent.
Chroniques web : BD Gest, BD Zoom, Les Chroniques de l’imaginaire, La Mystérieuse librairie, Plume de livres, Sceneario, Tout en BD, et Zoo page 68 (en ligne ou en PDF HD).

Chroniques presse :

BBMB Canal Manga 34Canal Manga Mag n°34

BBMB DBD 69dBD n°69

Chroniques de lecteurs : Second avis sur Game On, et l’avis de Taikun et d’Herbv sur Mangaverse. S’il est réservé dans sa critique, Herbv met toutefois la note maximale au livre sur Bulledair.

Ajouts du 29/01 :
Une chronique sur Radio PFM (émission Easy Rider, à partir de la 53e minute) et un nouveau commentaire dans la chronique du site de Mademoizelle. Mais c’est surtout sur Manga Sanctuary que les choses bougent : 99 membres possèdent le livre et on peut lire plusieurs chroniques (de Sherryn, de la librairie Ikoku et des membres Gloopy, Yeong et Noé) aux côtés de très bonnes notes.

Ajouts du 14/03 :
Blogs chroniques : Bar à Bd, Corotzilla, D’une berge à l’autre, Last Eve, Lire le Japon, Le blog de Moon, Neko Neko, Paoru et Plume de livres (aperçu et chronique détaillée).
Divers : De nouveaux commentaires au billet de MademoiZelle (Guillaume RDC et Elisabec), Coup de cœur Ragging Bulles. Quelques nouveaux avis sont disponibles sur Manga News (67 acheteurs), plusieurs autres sur Manga Sanctuary (qui a dépassé les 154 acheteurs, le manga s’étant aussi classé 7e dans les nouveautés les plus populaires de janvier sur le site) et une nouvelle note sur Bulledair.
Forums : Belgotaku, Bulle Shôjo, Forum-Manga (l’avis de Ryuurei), l’avis de Cyril (Animeland / Mangaverse), Kosminea (topic dédié avec plusieurs avis), Manga Clamp (topic dédié avec plusieurs avis) et Rabbit Doubt (topic dédié avec plusieurs avis).
Librairies : Bachi-Bouzouk, Colibris, Decitre, Ikoku, La Malle aux histoires, Maupetit, O merveilles et Slumberland.
Médiathèques : Sarreguemines (Version 2 – même texte, autre site).
Presse écrite : Charente Libre.

BBMB AL 187Animeland n°187 (décembre 2012 / janvier 2013)

BBMB PJ 25Planète Japon n°25

Sites littéraires / BD : Babelio, Onirik et Planète BD.
Télévision : Full Manga Saison 3 épisode 6.

Ajouts du 15/03 :
Sur BD à BD et The Glam attitude.

Ajouts du 19/03 :
Chronique dans le podcast Mangacast Omake #03 à partir de 41:40 minutes. Tandis que Bodoï et Manga News ont eu la gentillesse de relayer le petit dessin de monsieur Yanagawa.

Ajout du 24/03 :
Chronique sur le blog Choco goinfre & Co.

Ajout du 11/05 :
Chroniques coup de cœurs sur : AfterMangaverse, BD Gest, Case départ, le blog de Hiromichi et le Nyanblog.

A suivre !

Dans la tempête, Luffy et Chopper redressent la barre…

Pendant que la majeure partie des médias a les yeux rivés sur le cas Virgin (prévisible depuis de très long mois, au moins autant que la FNAC également en mauvaise posture…) entre deux chapitres du « Tour du Monde en 80 jours » de Gérard Depardieu bientôt paré pour le cross-over Koh-Lanta/Pékin Express/La ferme célébrités, d’autres entreprises françaises connaissent de grosses difficultés dans l’indifférence quasi-générale.

C’est le cas du Groupe Jemini, dans la tourmente depuis l’automne dernier. Spécialisé dans les jouets pour enfants, le groupe frappait un grand coup il y a tout juste un an (le 10 janvier 2012) en annonçant la signature d’un accord avec Toei Europe pour produire des peluches One Piece à l’effigie de Luffy et de Chopper dans un premier temps. Même si Jemini produisait des goodies Hello Kitty, il s’agissait de sa première vraie incursion dans le milieu de la BD japonaise. Quatre gammes de produits sont ainsi sortis fin octobre 2012 (en théorie… j’avoue ne pas avoir vérifié personnellement…).

Mais voilà que la nouvelle tombe dans la presse locale au lendemain de Noël : le groupe connaît de grosses difficultés financières et est contraint de déposer le bilan, après une mise en cessation de paiement le 20 décembre, malgré un catalogue porteur (Asterix, Spiderman, Marsupilami, Maya l’abeille, Tintin…). Un autre article nous donne plus de détails :

Le Groupe Jemini, dont les difficultés étaient liées à la baisse du marché et aux choix stratégiques de ses anciens  managers, a renégocié ses dettes financières liées à son historique, dans le cadre d’une procédure amiable initiée au mois d’octobre 2012. Parallèlement à cette restructuration opérationnelle et financière, une opération de levée de fonds a été lancée en novembre 2012, le Groupe Jemini ayant reçu de nombreuses marques d’intérêts d’investisseurs financiers et industriels, un espoir est peut-être en train de naître pour les 60 salariés d’Ecommoy dans la Sarthe.

Gages de sérieux 

La volonté des candidats investisseurs les plus sérieux de pouvoir échelonner davantage la dette a incité la nouvelle équipe de Managers depuis le mois d’octobre à demander au Tribunal de Commerce de Paris de bénéficier de l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. Ceci permettra d’envisager un délai plus long dans le rééchelonnement de la dette et de finaliser la levée de fonds.

Le problème semble toutefois remonter à 2011, si l’on en croit cet autre article plus critique :

« À partir de mars 2011, le management a tablé sur une croissance énorme, rappelle Stéphane Cohen, du cabinet de conseil. Il y a eu beaucoup d’argent dépensé par rapport aux résultats escomptés. »

L’année 2011 a été marquée par les achats de Fun House (mobilier pour enfants), Spell (arts de la table pour enfants), CTC (montres et accessoires) puis Pixi, spécialiste des figurines en métal, plastique ou résine. Jemini a eu les yeux plus gros que le ventre.

Sans parler de son entrée en bourse :

En février 2011, Groupe Jemini entrait sur le marché boursier NYSE Alternext Paris, levant au passage près de 11M€ d’euros. Mais son action de 8 €, n’était plus, en octobre dernier, qu’à 2 euros avant que la cotation ne soit suspendue dans l’attente d’un nouveau président du Directoire, Patrick Abessira, ayant démissionné suite aux pertes enregistrées en 2012 (chiffre d’affaires en baisse de 19 % pour le premier semestre).

Cet après-midi, le tribunal du commerce de Paris a rendu son verdict et a placé Groupe Jemini en redressement judiciaire avec période d’observation de six mois. Un soulagement (temporaire ?) pour la soixantaine de salariés de l’entreprise et pour la commune d’Ecommoy (72) qui vient de subir la fermeture d’une autre grande société, Belipa (meubles de salle de bain et de cuisine), avec le licenciement de 118 salariés.

Et pis Fanny

Présentoir galette 2012

A l’occasion de l’Épiphanie, ma librairie a réalisé un joli présentoir bien appétissant sur ce thème. Et comme j’avais besoin d’acheter quelque chose, j’ai jeté mon dévolu sur Roule Galette… de Natha Caputo et Pierre Belvès. Il s’agit d’un classique de la littérature jeunesse depuis le début des années 1950 et dont Wikipedia m’apprend qu’il s’agit même d’une des meilleures ventes de la collection Père Castor de Flammarion (riche de 2 000 références). Régulièrement réédité, le livre est disponible en version souple, en version avec fève, en version avec CD, en version album, en version cartonnée… ça c’est de la gestion de droits et de l’exploitation de licence bien menée ou je ne m’y connais pas !

Le pitch est très basique : tandis qu’un couple de petits vieux un peu bizarre (- « je mangerais bien une galette. », – « Oui, mais j’ai pas de farine. », – « Eh bien balaye le grenier. »… ) s’apprête à boulotter une galette, celle-ci se fait la belle en s’enfuyant à travers les bois où elle croisera nombre d’animaux gloutons… Lequel d’entre eux aura la fève ?

Voilà un livret bien inoffensif pour les 3-6 ans, joliment dessiné et dont la seule morale à tirer c’est que c’est quand même très bête, une galette ! Next !

Mon premier achat de l’année aura donc été un livre pour enfants… Voilà, voilà… ça c’est fait… (Deuxième résolution 2013 : Envisager sérieusement d’acheter des livres sans images.)

Semaine « Bye bye, my brother » (6/6)

Nyark !
© Yoshihiro Yanagawa

Si vous faites un tour sur le site officiel de Yoshihiro Yanagawa, vous pourrez voir les couvertures de ses différents mangas, de Vice à Hurricane Trimmer, en passant par Voice (qui contient la nouvelle qui a remporté le Prix Tezuka en 1989) ou le diptyque Diamond (une autre histoire de boxe).

  

Plus loin, vous avez une première galerie (avec des morceaux de robots dedans (2006) et des autoportraits rigolos) suivie d’une seconde avec des chats choupinous.

© Yoshihiro Yanagawa

Vous trouverez également des histoires courtes (en japonais, certes…) comme le second chapitre (sur 2) de Yamabiko Kazuma (l’histoire d’un sauveteur-secouriste en montagne) ou encore Gloria (le récit sexy tiré de Kijimu – trop petit pour être lu, mais suffisamment grand pour en apprécier le graphisme).

J’aurais bien aimé pouvoir jeter un œil à Apeiron, l’une des seules œuvres récentes du mangaka dont j’ignore tout ou presque car c’était un projet de manga numérique. Tout ce que je sais, c’est qu’il s’agit de fantasy (quelques images), qu’il y a cinq chapitres, que le projet date de 2008-2009, et que la fin a été précipité par la fermeture du site Michao!.

Là où ça devient fun, c’est quand on exhume son vieux blog avec des illustrations frontispices de Hurricane Trimmer (ou des photos de la vraie Priscilla), des cartes de vœux ou une photo de son bureau. Et quand on creuse encore, on tombe sur son ancien site internet (magie du web !).

© Yoshihiro Yanagawa

On y trouve une autre galerie de dessins avec des illustrations couleurs de Nemuri Kyôshirô, des designs de personnages (cliquables) autour de la série Sanada Jûyûshi (maintes fois adaptée au Japon, tous supports confondus), ainsi que d’autres dessins divers et variés.

© Yoshihiro Yanagawa

On trouve également un clin d’œil à la série Bobobo-bo Bo-bobo… éditée en France chez Sakka. Un signe ?

© Yoshihiro Yanagawa

Le tout est complété par une série d’informations sur ses travaux de 2005. On découvre ainsi qu’après son passage chez Coamix le mangaka est retourné temporairement chez Shûeisha dans le Weekly Young Jump (Real, Zetman…) le temps d’une histoire en deux parties, Lost Face (n°21 et 22-23/2005). Mais également que Yamabiko Kazuma a été publié dans le magazine Manga Goraku de Nihon Bungeisha, éditeur qui publiera plus tard Hurricane Trimmer dans un mensuel dérivé (Manga Goraku Nexter).

Vous voici désormais presque incollables sur le travail de monsieur Yanagawa. Vous pouvez désormais aborder tranquillement la lecture de Bye bye, my brother. Enjoy !


Diamond © Yoshihiro Yanagawa

Semaine « Bye bye, my brother » (5/6)

Nous arrivons déjà à la fin de la semaine ! Le temps passe trop vite… Un grand merci à ceux qui ont déjà relayé mes billets (sur Manga News, sur Mangaverse) et à ceux qui vont le faire (mais si, mais si, je suis sûr que vous êtes déjà conquis par le trait de monsieur Yanagawa !!).

Aujourd’hui, nous allons faire un peu de tourisme. Je vous emmène dans le quartier de Nakano, à Tôkyô. Situé à l’Ouest de la Capitale nippone, il est surtout connu des otakus pour sa galerie commerciale « Nakano Broadway », qui contient entre autres plusieurs boutiques Mandarake (et un magasin de shoes super classes avec une gamme de choix comme j’en ai rarement vues… mais je m’égare !). Pour plus d’informations, je vous renvoi au sympathique livre de Morgan Magnin (Otaku Tôkyô Isshûkan, format papierformat numérique) pour savoir où satisfaire votre curiosité d’animefans.

Yanagawa 12

Nakano, donc, est au centre de l’intrigue de Bye bye, my brother, comme c’était déjà le cas dans Hurricane Trimmer. Normal, puisque c’est aussi le quartier dans lequel habite l’auteur. Il le connaît donc relativement bien et ne peut que s’en inspirer au mieux pour ses dessins. Voici quelques petits montages photos d’après des clichés pris cet automne.

Nakano 1

Ci-dessus, vous pouvez voir le Nakano Sun Plaza, un hôtel qui contient également une salle de concert (je suppose que c’est cette salle qui est transformée en ring de boxe dans Bye bye, my brother) dans laquelle a entre autres été enregistré l’album live de Scorpions Tokyo Tapes en 1978. Imaginez quand même que le lieu est suffisamment célèbre pour avoir sa propre fiche Wikipedia ! (Sa forme singulière d’aspirateur géant n’y est peut-être pas étrangère…) Sur l’image en haut à droite, il apparaît juste en fond, mais on le distingue quand même.

On y accède par la sortie Nord de la gare de Nakano représentée à plusieurs reprises dans d’autres pages :

Nakano 2

Nakano 4

Photos et montages © S.K. 2012
Dessins : Bye bye, my brother © Yoshihiro Yanagawa
Shôgakukan Inc. 2011

En prime, une nouvelle chronique sur le site de L’indépendant.