Pas mal de choses intéressantes à lire sur le net en ce moment alors n’hésitez pas à cliquer sur les liens. Tout d’abord, plusieurs articles et billets autour d’Inio Asano, l’un des chouchous des éditions Kana, sont parus sur le net. Par exemple, un article dithyrambique sur le Journal du Japon consacré à Bonne nuit Punpun. Idem sur le site de Télérama, par mon camarade de l’ACBD Stéphane Jarno, sur Mangaverse (complété par une fiche consacrée à l’auteur) ou sur BDgest, Manga-news, Manga-Sanctuary (tomes 1 et 2) et Animeland (tomes 1 et 2). Liste non exhaustive, mais les moteurs de recherche sont vos amis !

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Parallèlement, je suis tombé sur le blog d’un amateur de BD, Mr Thanagra, contributeur régulier de BDgest. Deux de ses billets récents,  consacrés au manga Beck (disponible en VF aux éditions Delcourt, série terminée en 34 tomes) et aux jaquettes de CD qui ont inspiré son auteur fan de rock pour ses illustrations, ont attiré mon attention. Trois autres articles seraient également prévus dans les mois qui viennent (fin mars, mi-mai et fin juin, mais je n’en sais pas plus). Le premier billet met en avant 10 artistes variés, de Bob Dylan aux Fugees en passant par U2 et White Stripes. L’ensemble est complété par des références historiques utiles pour replacer ces artistes musicaux dans leur contexte. Il fait suite à un second billet présentant 10 autres pochettes, mais récupérées amicalement sur un autre blog, celui de Chelmi. Ce dernier traite entre autres de Robert Johnson, de l’album The Beatles / 1962-1966, de Nevermind de Nirvana, de Blind Melon du groupe éponyme, de Pump d’Aerosmith, etc. Il y en a bien d’autres, mais je vous laisse compulser le site pour voir les pochettes de Beck. Le blog de Chelmi est assez ambitieux et carré. Richement documenté, il s’avère particulièrement instructif et tente de référencer (autant que faire se peut) les caméos dans la BD, que ce soit des références visuelles ou des guest-stars. Peut-être parlera-t-il prochainement des tennismen vus dans Happy de Naoki Urasawa ou du sosie de Jean Reno dans Les enfants de la mer ? On y trouve également un billet consacré à la célèbre Main tenant un miroir sphérique qui a inspiré Katsuhiro Ôtomo pour une illustration en 1979.

Un autre billet, consacré au peintre Italien Arcimboldo, m’a incité à ressortir du placard la couverture du n°44/2010 du magazine Morning qui y fait également référence. On y retrouve le héros de Cooking Papa déguisé en potager ambulant (ou en pote âgé, depuis le temps qu’il est publié dans l’hebdomadaire).

 Morning n°44/2010 © Tochi Ueyama / Kôdansha

En ce qui me concerne, voilà deux blogs que je vais rajouter à mes favoris et suivre d’assez près !

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Plus lourd, plus dense, plus sérieux et encore plus documenté, cet article paru sur le site Comicalités : Le manga et son histoire vus de France : entre idées reçues et approximations. Si la lecture est longue, elle n’en demeure pas moins nécessaire car Xavier Guilbert (Du9) y pointe un problème inhérent aux médias français et que j’ai identifié également en commençant à écrire pour Manga – 10 000 images et que j’essaye de corriger à mon niveau (au moins en essayant de le garder à l’esprit à chaque fois que j’écris un texte) : nous (occidentaux) avons une vision biaisée du marché japonais et il est essentiel de désormais travailler sur ce point pour se conformer à la réalité et non à ce qui nous arrange. Un travail long, difficile, évidemment coûteux et qui n’intéressera pas forcément le plus grand nombre.

Dans l’ensemble, je suis donc assez d’accord avec l’article de Xavier Guilbert, mais j’ai néanmoins quelques réserves. Sur les paragraphes 22 & 23, par exemple, concernant Jirô Taniguchi, je ne crois pas qu’il ne soit question que de simple suivisme éditorial de la part des journalistes. Je crois qu’il y a aussi, derrière, une volonté « commerciale » (en tout cas « vitale ») pour les ouvrages susnommés d’attirer le lecteur avec un ambassadeur connu, comme cela peut l’être dans le cinéma d’animation avec Hayao Miyazaki. Jirô Taniguchi est connu du grand public et il me semblerait absurde de ne pas s’en servir pour attirer la curiosité des lecteurs pour ensuite apporter des choses plus obscures en substance. Qu’ensuite le contenu soit ou non à la hauteur, c’est une autre histoire.

Concernant le paragraphe 33, je ne suis pas sûr que se limiter au témoignage d’un seul responsable éditorial japonais soit plus pertinent pour tirer des conclusions générales. De ce que j’ai pu observer de mon côté, la survie d’une œuvre au Japon dépend de l’éditeur, du magazine de prépublication (public, rythme), de l’auteur (idées, talent, capacité à développer son récit…), de ses assistants, du public, des ventes des volumes reliés, de l’aura dans le mix-media (télé, cinéma, produits dérivés…) et la période de parution (favorable ou non au succès de tel ou tel titre). C’est un tout mais on ne peut pas, à mon sens, le généraliser car ce serait nier un facteur essentiel : l’humain. De même, les mangakas travaillant sans assistant sont quand même minoritaires. Enfin, il aurait été bon de rappeler, peut-être, que ce sont les auteurs qui rémunèrent eux-mêmes leurs assistants sur leur propre paye (et non l’éditeur), et que le style graphique de l’auteur influence aussi grandement l’emploi (ou non) d’assistant(s).

Le paragraphe 36 me semble incomplet (quid des dernier noms de collections comme Shônen Girl chez Tonkam ? – l’auteur se justifie en déclarant que le texte date de 2010) et le 37 occulte l’idée que Tezuka Productions est l’ayant-droits qui autorise le plus facilement la publication des œuvres de son catalogue aux éditeurs étrangers là où les autres demandent aux Français « de faire leurs preuves ». Le 39 trahi quant à lui la préférence très nette de Xavier Guilbert pour la production indépendante, glissant alors d’un article relativement objectif à un texte un peu plus subjectif. Un petit écart qu’on pardonnera compte-tenu de la qualité de l’ensemble.

Télécharger le texte en PDF.

Note : Comicalités publie des études portant sur la bande dessinée, l’illustration, le dessin de presse, la caricature, le dessin animé, le cinéma d’animation, voire le jeu vidéo… Il s’agit d’appréhender la spécificité et l’évolution de leurs modes d’expression, de production et de réception afin de cerner en quoi ceux-ci concourent à la création d’une « culture graphique ». (Présentation complète, objectifs et ambitions)

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Et pour finir la journée sur une note légère, voici la couverture du TIME de cette semaine et une version parodique relayée par Mouloud Achour…

 

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