Le nouveau numéro du mensuel gratuit Zoom Japon est disponible en ligne depuis deux semaines et contient pas mal d’articles intéressants. Comme on pouvait s’y attendre, le nombre de touristes étrangers a chuté dramatiquement au Japon l’an dernier, pour enregistrer son plus mauvais chiffre depuis 1964, avec presque 30% de moins (p2). Juste à côté, on découvre que les Japonais sont menacés par une double hausse de la TVA et qu’ils n’y sont pas plus favorables que nous.

Le manga est particulièrement à l’honneur dans ce numéro. Outre une publicité pour la dernière nouveauté Ki-oon en 4e de couverture (The Arms Peddler), on retiendra un très bon papier (p3) sur les idées du gouvernement nippon pour tenter de sensibiliser les jeunes à la politiques ainsi qu’une interview exclusive de deux pages de M. Jirô Taniguchi à l’occasion de la sortie de Furari chez Casterman. J’avoue avoir été surpris par le fait que M. Taniguchi semble assumer totalement (et même avec beaucoup d’humour, si je comprends bien sa réponse à la dernière question) le modèle répétitif de ses différentes œuvres. Moi qui pensais passer à côté de ce titre, il m’a donné envie d’y jeter un œil. Le mangaka revient par ailleurs sur ses débuts professionnels et sa vision du Japon contemporain.

Annoncé l’an dernier, le 1er Prix Zoom Japon sera décerné cette année pour un manga et un roman (voir liste p16). Les six mangas en lice sont :
Ashita no Joe de Tetsuya Chiba et Asao Takamori (Glénat)
La Fin du monde avant le lever du jour d’Inio Asano (Kana)
La plaine du Kantô de Kazuo Kamimura (Kana)
Onmyôji de Baku Yumemakura et Reiko Okano (Akata/Delcourt)
SOIL d’Atsushi Kaneko (Ankama)
Soldats de sable de Susumu Higa (Le Lézard noir)

Vous avez jusqu’au 26 février pour voter en écrivant à l’adresse suivante (prix@zoomjapon.info) et potentiellement gagner des entrées pour le Salon du Livre, où les résultats seront dévoilés le 17 mars à 18h30.

Enfin, parce qu’il n’y a pas que le manga dans la vie, Zoom Japon soutien le projet Minna no ie (Maison pour tous), à Sendai, avec un appel aux dons page 11. N’hésitez pas à faire un geste – parce que, non, les Japonais sinistrés ne sont pas encore sortis d’affaire (même si les travaux avancent bien) – et à faire circuler l’information.

Cliquez sur l’image pour lire ce numéro de Zoom Japon en PDF.

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L’info en + : Le magazine donne en outre un coup de projecteur au second restaurant Kunitoraya ouvert à Paris. Par le plus grand des hasards, j’ai eu l’occasion d’y manger mi-janvier et c’était ma foi fort bon. Je ne saurais donc que trop vous le recommander !

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